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Les Cèdres Bleus : un nouveau projet immobilier

rédigé par Michel VANDIER

Nouveau projet immobilier d’envergure à Sainte-Marie-sur-Mer 

Alors que la construction de deux bâtiments collectifs avec au total 48 appartements sur la parcelle limitrophe de la résidence de retraite St Gildas sera engagée pendant le second semestre de 2017, un nouveau projet immobilier conséquent entre 50 et 68 logements serait sur le point de se concrétiser par un promoteur immobilier et avec l’appui de la mairie.

Sur le site “Les Cèdres Bleus” bien connu des sanmaritains, la construction de cet immeuble collectif entrainerait la disparition quasi-totale du parc boisé de 4.300 m2 qui se situe derrière le bâtiment historique de l’Immaculée, composé d’arbres remarquables ainsi que la destruction de la chapelle du XIX em siècle.
(cf. le plan cadastral et des photos du site ci-dessous : la superficie totale de la propriété faisant 10.319 m2)

Le parc des Cèdres Bleus

La chapelle de la fin du XIX em siècle amenée à être détruite

Des précédents

Le domaine de Saint-Gildas
Actuellement, le chantier de construction de la nouvelle maison de retraite Saint-Gildas entraînera, à partir d’avril 2017 la destruction du bâtiment ancien datant de 1865 : c’est encore un pan de l’histoire et du patrimoine local qui disparaîtra.
Cela avait commencé en 2015 par la destruction d’un espace arboré significatif dans la partie sud du domaine qui existait depuis de nombreuses années et faisait la joie des résidents.

Le bâtiment datant du XIX em siècle

La construction des nouveaux logements sur l’ancien espace vert et le bâtiment historique St Gildas avant sa prochaine destruction (courant 2017)

– La Villa “Le Vallon”

Souvenez-vous, dans les années 1980, un autre massacre avait eu lieu non loin de là, sur le domaine du Vallon : la villa remarquable du XIXem siècle avait été rasée, ainsi qu’une partie importante de son parc, pour laisser place à 3 immeubles totalisant 80 logements environ, quasiment tous inoccupés 10 mois par an et dénaturant le patrimoine architectural de la côte.
Les édiles de l’époque avaient dit : « plus jamais ça ! ».

La villa historique du Vallon

La villa Le Vallon vue aérienne du parc avant sa destruction

Le domaine du Vallon actuel (datant de 1985)

Ce qui s’est passé ailleurs

Il y a quelques décennies, des villes comme La Baule, Les Sables d’Olonne, Saint Jean de Monts, et d’autres plus éloignées ont subi les assauts des promoteurs immobiliers qui ont ainsi construit ce que l’on peut qualifier un « mur de l’Atlantique », détruisant irrémédiablement le littoral naturel et le patrimoine historique par des barres d’immeubles sans fin, sans âmes et occupés que quelques semaines par an.

La Baule aujourd’hui et il y a 60ans

Que dit le PLU et que faire ?

Depuis le PLU 2011, le règlement permet d’urbaniser 60 ha de terres agricoles à Sainte-Marie-sur-Mer.
Avec le PLU modifié en mars 2016, les possibilités de construire se sont encore aggravées.
Depuis cette modification, les Cèdres Bleus se situent dans la zone UBa du PLU.
Cette zone a vu sa surface plancher constructible multipliée par 4 (Ub 9).
La Loi Alur a aboli le Coefficient d’Occupation des Sols (COS), pour le remplacer par le Coefficient d’Emprise au Sol (CES), adopté par la commune.
A noter que contrairement à Pornic, la plupart des communes du littoral ont introduit un CES comparable à l’ancien COS, sans pour autant augmenter la constructibilité et ainsi être en conformité avec la Loi Alur tout en respectant la loi Littoral.
Pour élaborer son PLU qui date de 2015, la commune de PREFAILLES a créé une commission extra-municipale pour intégrer à la discussion les associations locales et notamment l’ASEP.
Ensemble et en concertation, il a été décidé de protéger la bande littorale, en limitant fortement les constructions, pour préserver « la qualité architecturale et les nombreux espaces jardinés et arborés (qui) participent au cadre de vie préfaillais et à la constitution d’une entité urbaine d’intérêt patrimonial ».
On voit bien dans cet exemple que la volonté politique et le courage permettent de mettre en place des garde-fous pour protéger notre littoral.
Le secteur de Sainte-Marie-sur-Mer est encore pourvu de parcelles vierges (60 ha environ) et de bâtiments anciens : le risque est grand pour que ces constructions soient utilisées pour justifier toujours plus d’autres constructions, détruisant ainsi de manière irrémédiable le charme, l’histoire, les espaces naturels et boisés de Sainte-Marie-Mer et de manière générale les atouts de notre ville de Pornic.

Face à cette situation, l’ADRP a besoin de votre soutien pour défendre notre patrimoine commun et faire valoir les aspirations de la population si désireuse de protéger son littoral.

Pour plus d’information : ADRP adrpornic@orange.fr

L’artificialisation des sols sur nos côtes a des conséquences sur l’environnement et sur le climat.
Pour compléter et alimenter la réflexion, nous vous proposons de vous connecter vers les liens suivants :

– Les problèmes que posent l’étalement urbain et l’artificialisation des sols qui l’accompagne
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-problemes-que-pose-l-etalement.html

– Trois quarts des rivages métropolitains sont non artificialisés mais une part importante est menacée et peu protégée
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Publications/Le_Point_Sur/2012/lps153-rivages-v2.pdf

– Typologie des communes littorales maritimes suivant l’artificialisation et les protections mises en œuvre sur leur bande côtière
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Publications/Le_Point_Sur/2012/LPS-rivages-typologie.pdf

– Observatoire national de la mer et du littoral
http://www.onml.fr/accueil/

A voir sur ce site divers documents et notamment « Littoral : Chiffres-clés »

http://www.onml.fr/uploads/media/E_D_32_-_Littoral_chiffres-cles.pdf